Mohamed Ben rahal; ahmed bencherif

                                     Mohamed Ben Rahal

 

 

 

  1. 1.     scolarisation des musulmans

       L’idée est née d’une politique nouvelle d’assimilation vers 1880, à laquelle avaient adhéré les assimilationnistes métropolitains et algériens. Il y eut accord momentané entre les deux irréconciliables. Dès le 12 février 1873, le commandant de Fort National proposa à de Gueydon un plan de francisation des Kabyles, qui consistait à supprimer définitivement l’école arabe-française, faire tomber en désuétude les zaouïas, et créait en contre partie des écoles communales française. Le gouverneur général signifia son intention au gouvernement de Paris son intention de créer des écoles françaises pour répondre aux vœux des notables (mensonge). Dépenses à inscrire sur le budget des communes indigènes. Une école laique fut créée à Beni-Iraten à tamazrit.  Il accordait en même temps toutes autorisations à Mgr Lavigerie pour ouvrir des écoles privées en Kabylie. Les Jésuites, pionniers de l’évangélisation, ouvrirent en 1873, une école à Djamat Sahrij ezt une autre à Beni Yenni. Puis vinrent les Pères Blancs qui fondèrent école à Sedka Ouahdia, Adrar Amelial, Ouarzen. Les charges étaient au compte des communes indigènes sans ressources déjà ; Mgr Lavigerie proposa alors de faire supporter les dépenses au budget de l’état.Ansi furent créées 4 écoles répondant à ces critères, sur impulsion de Jules Ferry qui disait au gouverneur général :

   « il n’y a pas de contrée de la colonie où nos instituteurs seront plus impatiemment attendus, où les populations se montrent plus empressés à nous faciliter les moyens d’y ouvrir les écoles ». 

   Quelques notables avaient fait campagne dans ce sens, mas pas tous.

    L’ouverture des écoles ministérielles s’accompagnait de la fermeture des zaouïas.  

   Résistances locales : algériennes, kabyles.  

   Les colons s’efforcèrent de freiner et de combattre cet élan patriotique de Jules Ferry.

Réactions à la commission Ferry-Jonnart

  Ben Larbi et Ben Rahal déposent à Paris et revendiquent avec force : réforme de la justice, adoucissement de l’indigénat, extension de l’instruction, extension du corps électoral indigène, représentation parlementaire.

  « Lorsque vous voudrez faire quelque chose de sérieux, ne perdez point ceci de vue, que vous n’obtiendrez jamais rien de l’indigène que par l’indigène, nous voulons un sénateur et un député indigènes, nommés par les indigènes, Mohamed Ben Rahal, »

   « Présentement, nous sommes des coffres fermés ; il est de toute nécessité d’avoir une clé pour nous ouvrir. Cette clé ne peut être que la langue française. Après, vous pourrez juger si nous sommes capables de progrès…si l’instruction fait de nous des déclassés ou des hommes…si notre prédilection apparente pour les postes ou les emplois rétribués – prédilection qui semble commune à tous les peuples , n’est pas par exemple l’indice d’une situation économique de nature à éveiller plutôt la sollicitude que des critiques. 12 décembre 1896, lettre au parlement Mhamed Ben Rahal  »

La réponse vient le 22 septembre dans le journal le Temps sous la plume d’un colon anonyme :

  « Notre langue n’est pas un instrument à mettre entre les mains de populations que l’on veut gouverner sans leur consentement. Quand vous les aurez familiarisés avec la Déclaration des Droits de l’Homme, que leur répondrez-vous quand elles vous demanderont de leur en faire application ? Si vous cédez, c’en sera fait de la colonisation. »

 

La propriété indigène constatation, délimitation, identification juridique. Il s’agissait de délimiter les biens communaux, domaniaux, selon les dispositions du décret répétitif du 18 juillet 1890 ; il ‘s’agissait d’établir la propriété privée indigène et faire disparaitre la propriété communautaire, ou le régime de gestion des terres collectives arch et autres. Il fallait par ce truchement organiser les tribus en douars leur laisser le foncier agricole suffisant à leurs besoins et la surplus le verser au Domaine de l’Etat pour les besoins de la colonisation. C’est ainsi que Mahamed Ben Rahal, perspicace comme il était, le le fit remarquer à la commission sénatoriale Ferry le 18 juillet 18891 :

  « Une fois de plus, le travail de la constitution semble n’avoir été entrepris que pour procurer gratuitement à l’Etat le plus de terrains possible «  

Mahamed Ben Rahal classé de nationaliste par les colons à l’image des Jeunes Algériens dès 1901, il avertit :

«  l

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