un jour sous la pluie; ext les odes de l'amour, ahmed bencherif

             Un jour sous la pluie

 

 

 

 

 

Sous la pluie diurne de l’automne

Et Son chant dense et monotone,                 

Evangelina, affligée,  s’en allait, 

Dans le cœur une grande plaie

Sans magiques et beaux atours        

Un énorme chagrin d’amour

Un poids très lourd à porter

Par son généreuse âme attristée,

Une robe uniforme noir-corbeau 

Au loin au large sans paquebot 

Pour brasser les eaux de  la mer

De son deuil éprouvant et amer

Dépourvue du moindre vaisseau

Pour naviguer sous les eaux 

Du ciel en nappes battantes, 

Sur l’asphalte, fracassantes.

Coupée en deux, sa vie vacille,

Deux charmantes ombres en cheville

L’une brave et affrontant le péril

L’autre se vouant aux eaux du Nil.

La trajectoire de sa vie perdue,

Aux enfers, sciemment descendue,

Evangelina s’en allait déprimée

La vie même ne pouvait la charmer

Ses larmes tombaient abondantes

Sous les nappes du ciel battantes

Manteau qui en cachait l’émotion

Son cœur à l’écho de ses pulsations.

Son voile noir couvrait son corps

En laissait nu un espace sonore

Qui fourmillait l’espoir sous sa peau,

Comme le bruit sourd du fleuve Pô.

Parapluie triplé dont l’un authentique,

Noir et serti de figures géométriques,

Les autres, clairs ou gris, fantômes

Créant un fleurage varié en album.

L’ombre percutait le réverbère

Qui la néantisait jusqu’aux lombaires,  

Inconsciente effondrée par le chagrin,

Cherchant à fuir par un silencieux train.    

L’asphalte jonché de feuilles mortes

Evangelina cherchait pourtant la porte, 

Amoureuse de la vie si belle à vivre,

Assumant notre bonheur et nous servir.

extrait les odes de l'amour à paraitre 

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