ni muse, ni statue; ahmed bencherif

  • ni muse, ni statue, mais une femme pour qui l'espace a bien oeuvré le sol sans pourtant y laisser les sillons manifestes, une femme dont la délicatesse et la pudeur me prennent à témoin d'un ravissant plaisir, une femme qui a recueilli le nectar de ma bouche, mes haleines, mes voltages qui les ont émerveillée et enflammée, du moins j'ose y croire, car mes étreintes sont ce magma qui coule sur sa peau, dans sa chair, dans ses vaisseaux et ses veines, vaisseaux sanguins mais aussi vaisseaux spatiaux qui les ont transportée dans une lointaine galaxie que seuls les bruits de nos voix habitent, que seuls les mouvements de nos corps embrasés font vibrer, que seuls le bruit de nos pas bercent comme une douce musique de violon au soir d'une nuit de belle romance sur les rivages de la mer endormie. et elle, elle en garde un souvenir impérissable et elle continue de l'évoquer pour mieux en saisir le sens de ce baiser tournoi; et elle, elle en a senti toute la douceur, la volupté, les sensations fortes que laissent les lèvres unies, les siennes et les miennes, en un langoureux croisement fécondateur, elle en a senti la brulure dans ses essences les plus secrètes, dans ses espaces les moins exposés et les plus affolants, dans ses pudeurs et ses envolées hésitantes. mais au moins il y restera toujours en attrait, une tentation pour distiller une belle liqueur qui a ravagé ses espaces

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