les fennecs

        Les Lions de l’Atlas

 

 

         Images violentes au goût très cynique,

         Diffusées au monde, dévoilant les joueurs

         Algériens agressés dans le bus olympique

         Par des fans égyptiens pris d’aveugle fureur,

         En terrain déserté par les gardiens de la paix,

         Contre toute raison, souci de sécurité,

         Et faire des hôtes la proie à taper,

         A vaincre sans ballon les lions redoutés.

 

         Blessures au crâne, le bras et le visage,

         Perpétrées par jets de pierres très nourries,

         De loin dans des caches en vide rivage,

         Par des individus dans la rue assombrie, 

         Sur nos joueurs fort comme les lions de l’Atlas,

         Rusés comme les fennecs du désert brûlant,

         Avertis dans ce sport, téméraires et tenaces,  

         Résolus à battre les Pharaons vieux et lents.

 

         Par un froid cynisme, l’Egypte accuse 

         Les  victimes de produire la comédie 

         Au lieu de présenter toutes ses excuses,

         S’obstine à dénaturer les faits et les délits.  

        

         Les lions de l’Atlas disputèrent le match,

         Glorieusement supportés par deux milliers, 

         Au sein d’une marée humaine revêche,

         Au stade du Caire, forte de cent milliers.  

 

         Ils perdirent un point aux primes minutes,

         Un point aux ultimes minutes d’addition

         Et stoppèrent ainsi la folle attente 

         Des Pharaons éblouis par leur propre fiction

         De prendre le billet au stade du Caire   

         Pour l’Afrique du Sud en faisant la pression

         Contre notre public et intimider les Verts

         Par des actes de violence et de tension,

         Tant ils les craignaient dans un terrain neutre, 

         Tant ils connaissaient leurs limites dans le jeu,

         La forme physique et le moral opiniâtre, 

         Ignoraient les forces adverses dans l’enjeu. 

 

Extrait de l'odyssée de Ahmed Bencherif

Commentaires (1)

maman de fennec
  • 1. maman de fennec | 16/12/2009
ils disent que l'égypte est oum dounia ,et disent qu'ils sont les grands ,ils oublient que toutes mères finissent par vieillir et faiblir et tous grands par s'affaiblir et sa faner et les fennecs demeurent toujours rusés aussi vieux qu'ils soient !!!!!!!!!!!!!

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