la grande ode ahmed bencherif

                            Présentation de l'ouvrage

                                 La grande ode

                            Au salon international du livre

                            A Paris - 17 et 18 mars 2009-

                               Prévue non tenue ; cas force majeure

 

                              Jocelyne ou l'amour fou

 

         I-  Le fond:

 

 

      C'est un amour qui naquit sur la beauté de l'âme, ce qui le prive de toute sensualité, tant est si bien que le corps fait vibrer les sens et se loge à tout jamais dans la mémoire. L'image est effectivement suggestive par la couleur et les formes attrayantes qui habitent le cœur. C'est dire que dans ce cas de figure, l'inspiration vient d'elle-même et crée des peintures merveilleuses et fascinantes. En somme, l'héroïne est identifiable, car elle a un corps, elle a une vie.  

     C'est tout à fait le contraire avec la beauté de l'âme, l'héroïne peut être toute femme. Oui, elle est anonyme et toute autre femme peut s'y retrouver. Elle n'est pas une femme libre, ce qui explique cet amour courtois ou l'adulation que lui voue le poète. Comme, il a fallu la chanter, le poète se devait trouver une formulation poétique illustrée par un voyage mystique, une odyssée des temps modernes qui atteint parfois la mythologie.

     Le ton est triste, c'est la déploration. Car cet amour est condamné; il lie un Algérien et une Française dont les états se livrent une lutte sourde, en créant des barrières aux flux de personnes. De ce fait, le poète propose à son aimée de faire l'immigration par la mer, au risque de périr et faire le festin des requins. Il est sincère et dans cette élégie, chaque strophe respire Jocelyne qui incarne entièrement la grande ode.

 

 

    II- La forme:

 

   L'ode est originellement une pratique sociale chez les Grecs, chant au son de la lyre, et une Qasida publiable à la Mecque à l'époque préislamique. Dans les deux cas, elle obéissait au concours pour gagner de l'audience. Pour le premier cas, on distingue la poétesse Sappho qui aurait vécu au 6ème siècle avant J.C.; dans le 2ème cas, c'est Imrou el Kais du 6ème siècle de l'ère chrétienne.

 

     On peut dégager certains aspects:

      - La puissance du lyrisme fascine le lecteur et le transpose dans une évasion vers la pluralité des sens et la quête du sens, malgré la construction poétique en alexandrin qui emprisonne le sens.

      - L'effet sonore de la rime a permis au poète de transposer l'ode de sa définition originelle vers une nouvelle forme du voyage mystique.

     - Le souffle reflète la créativité qui se caractérise par la richesse des images, la longueur du poème, la précision du signifiant à une multitude de signifiés, spécifiquement spirituels.

      - Par la longueur, (environ 1500vers, elle rejoint les pendentifs de l'antiquité arabe auxquels elle ressemble dans une certaine mesure au double plan de la déploration et de la solennité. 

 

 

http://www.bencherif.unblog.fr

 

 

                                                                                                             Ahmed Bencherif,

Editions Publibook

14 rue des Volontaires Paris 75015

 

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