hé hé hé c'est moi qui l'ai tué

j’ai l’immense plaisir d’annoncer à mes lecteurs la parution de mon nouveau roman  » hé hé hé c’est moi qui l’ai tué »  vous trouverez ci-dessous le texte de la quatrième couverture

Le romancier, Ahmed Bencherif, reconstitue les fragments de souvenirs qui  estampent  sa ville natale Ain-Sefra  dont des figures symboliques  esquissent  la mémoire. Il rend hommage à des personnages légendaires dont la société recherchait la compagnie par les joies qu’ils créaient, les énigmes qu’ils posaient. Ils évoluaient dans leur espace naturel, jamais refoulés, ni honnis. Ils sont nombreux : c’est un frappeur de l’œil, dont le phénomène échappe à l’analyse scientifique ; c’est un mythomane qui raconte plaisamment ses anecdotes, un maraudeur intégré socialement pour nourrir sa famille nombreuse, un idiot qui surprenait ses détracteurs .L’auteur sauvegarde l’âme de la cité chérifienne en la tissant dans une poétique de l’espace et en suivant la trace d’un personnage omniscient. Il s’agit du vaniteux dont la construction de la personnalité cadençait et poussait la trame vers un conflit psychologique du personnage principal qui se projetait vers une ambition héroïque. C’est Mohamed qui avait cru à sa victoire sur soi-même, en se forgeant un personnage qu’il n’était pas. Il assume son propre rôle pour se distinguer et nourrir la chronique du village, ébranlé par un meurtre sur la personne d’un légionnaire qui incarnait le mal. L’analyse psychanalytique soutenait la quête du vaniteux vers un meilleur personnage plus attrayant, plus renommé, pour être le meilleur et rien que le meilleur. Voilà alors qu’un meurtre est commis sur la personne d’un légionnaire qui incarnait le tyranneau des bistrots, de la caserne, de la rue. Mohamed se culpabilise et va au bout de sa propre logique psychologique.

Commentaires (2)

bencherif
  • 1. bencherif | 08/04/2013
Les premières lignes du roman nous font planer au dessus d’Ain Sefra comme un véritable clic sur Google Earth. Toute la géographie autour d’Ain Sefra est décrite dans les détails. Dans ce nouveau livre d’Ahmed Bencherif, l’auteur a décidé cette fois de parler de sa ville natale et de son Histoire, puisée dans une multitude de souvenirs. Dans ce récit qui raconte la vie d’un homme simple, un Boutkhili parmi les autres, mais qui n’est pas très content de lui-même et ne veut pas passer inaperçu. L’auteur nous décrit le Ksar et ses environs exactement comme il les avait vus et y a vécu quand il était jeune et il ne laisse rien sous silence de ce qu’il a vu et entendu sur cette période très riche en événements qui est la deuxième moitié du 20iem siècle. Nous revivons des moments dans ce pauvre Ksar détruit alors qu’il était vivant, qu’il était une cellule vivante de faune, de flore et d’Humanité. Le livre est plus une résurrection qu’un véritable roman. Une résurrection de certains moments et de certains jours de la vie du Ksar Sidi Boutkhil d’Ain Sefra. Ses images, ses mouvements, ses humeurs, l’humour des gens. La société, la famille, les jardins, la mosquée, la ville d’Ain Sefra, les colons, les militaires, les autorités, tout est là, présent à chaque mouvement du héros, héros qui nous prouve, dans ses gestes et ses paroles, comment le plus simple d’entre nous voulait être à la hauteur de l’Histoire et refuse d’accepter la situation sociale et politique de la population arabe et musulmane de la ville. L’économie, l’Histoire, la politique du moment sont dites et expliquées à travers les dires et mouvements de la personne du Hé ! Hé ! Hé ! Chaque fois qu’un nouveau personnage rentre en scène, c’est comme si on cliquait et dessus et l’auteur qui est et que fait ce personnage. L’Histoire n’est jamais absente dans ce roman. Il y a beaucoup de vérités dites crues, beaucoup de tabous cassés. Un document pour ceux qui veulent connaitre Ain Sefra en profondeur, ceux qui s’intéresse aux fils du bled, ceux qui veulent comprendre la révolution nationale algérienne. L’auteur a bien fouillé dans sa mémoire et dans ses souvenirs et connait bien comment étaient administrés ceux qu’on appelait les indigènes dans l’ère coloniale. On ne va pas raconter tout ici, on vous laisse le soin de le découvrir.

Commentaire par chami — 30 mars, 2013 @ 23:12
bencherif
  • 2. bencherif | 08/04/2013
Envoyé le 26/03/2013 à 10:43 sur le blog
par HichamNaguib

Lecture de « Hé !Hé !Hé ! c’est moi qui l’ai tué ! »
Ce texte de BENCHERIF Ahmed se révèle être d’une ambigüité déroutante :il y a en permanence une quête de soi qui se dévoile dans ce tissu sémantique intertextuel qui nous fait penser à la force d’une phrase introspective d’un Dostoïevski , ou encore l’imbrication de ces récits sans lien, de prime abord, nous mène dans les méandres d’une narration à la Fitzgerald, ces suites de tableaux si diversifiés et qui dépaysent vraiment dans leur tonalité, nous fait penser à Marquez. Le style est tourné d’une manière géniale sauf que le « je » du narrateur caché par le pronom à la 3em personne « il »du récit est problématique d’une frustration, une énorme frustration que les mots traduisent par des écarts, la métaphore est présente en puissance : c’est une présence très forte de la poésie qui joue des coudes avec la narration ;on aurait tendance à croire que la définition de certains termes lui échappent mais en réalité si on y prête attention, c’est un emploi judicieux qui en est fait.
En somme dans ce texte sefraouin c’est toute la terra literraturra qui est convoqué.
Dans le récit la position de la femme qui souffre à cause d’un mari burlesque et qui va jusqu’à risquer sa vie est un drame que seul un Shakespeare sait alimenter de son style vivace. Le roman de Bencherif mérite plus qu’une simple lecture de passe temps, c’est un livre qui suscite moult réflexions. On aurait aimé que les tabous sexuels qu’il casse soient moins « agressifs » même si on nous montre une manière de faire la chose « à la hussarde » si on peut dire caractéristique de ce désir au féminin néantisé par un machisme primitif. Une petite critique la quatrième de couverture présente très maladroitement le livre.
Ce second roman est de loin supérieur à « Margueritte » ;dans ce dernier la fiction est entrecoupée de longues digressions sur l’Histoire de l’Algérie qui restent sans justifications précises, elles alourdissent la trame narrative ; de plus le passage de l’un à l’autre trahissent une différence de style handicapante parce qu’on a l’impression de lire deux auteurs distincts.
Mais dans tous les cas le travail sur la langue est bien présent, l’auteur en est conscient sauf que la poésie envahie d’une manière presque -si j’ose dire- permanente le texte, ce qui présente quelque fois pour les néophytes des difficultés de compréhension.
Il est certain que Ahmed Bencherif joue dans la cour des grands il est temps qu’on s’en aperçoive, il faut rendre hommage à ce septuagénaire venu tardivement à l’écriture et qu’on aimerait lire encore longtemps.r votre page, cliquez ici et entrez votre texte

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